lundi 7 février 2011

Ode à l'amour ( article qui pue la meuf n°2)


" Chaque heure fait sa plaie et la dernière achève"
T.Gautier






Je vis un véritable drame
.
Voir un être cher défaillir jour après jour sans pouvoir faire quoique ce soit pour l'aider, impuissant devant la fin qui approche, nostalgique des bons & mauvais moments passés ensemble, c'est terrible. Je m'enfonce dans les méandres de ma douleur affective, face au manque atroce que sa perte provoquera au fond de moi.

Bon, je me calme.
Je parle tout de même d'un jeans là.
(Je voudrais pas me faire passer pour une fille superficielle inhumaine et sans coeur)(On ne rit pas)

Nan mais plus sérieusement, j'avais trouvé slim à mes fesses -et dieu sait que ce genre de rencontre est compliquée- celui que tu essayes et de suite dans la cabine, c'est comme une évidence : You & Me Forever. Celui qui ne te lâchera pas au bout de quelques semaines, qui gardera la passion intacte et votre adéquation totale, celui qui jamais ne plissera méchamment de la braguette, bref, celui sur qui tu pourras TOUJOURS compter. Enfin...celui sur qui tu pouvais....Eh oui, toutes les belles histoires ont une fin...

"Mon" jean c'est mon vieux compagnon de route avec qui j'ai fait mes premiers pas à la fac, mes premiers jobs d'été, mes premières histoires d'A. Mais aussi celui sur qui je pouvais compter les matins de gros bad où tu es devant ta penderie ne pouvant dire qu'un "Gné?", et bien il était là, rapide, efficace, aucune faute de gout possible, en talon, à plat, en tong, en bottines, toujours prêt à s'adapter à mes envies du jour et mon manque d'inspiration. Infaillible, infatigable mais pas éternel, hélas...
Car oui, mon jean fétiche, au bout de 3 ans et demi à être porté au moins une fois par semaine en toute saison, et autant de lavages n'est plus que l'ombre de lui même. Son noir si éclatant est devenu noir grisâtre et une chute (parce que j'étais en talons et que je me suis lamentablement écrasée DEVANT l'entrée de la fac) a causé l'accro ultime dans ce tissus si fragilisé....Et là maintenant, c'est l'entrejambe qui n'a presque plus de tissus...

Bref, je n'avais pas le choix, même si cette pensée m'horripile je DEVAIS lui trouver un remplaçant coute que coute. Et comme je ne suis pas une bloggeuse influente sponsorisée par Levis, je devais me débrouiller toute seule (= avec ma CB).

J'avais oublié à quel point l'achat d'un jean, est une expérience éprouvante ! D'une marque à une autre tu passes d'un 25 à un 38 (tailles US of course), de petit boudin monté sur jambonneaux à véritable liane aux jambes interminables (oui ok, j'exagère peut être...mais à peine quoi !), sans oublier les cabines d'essayage où résonne la prose suivante " Hanhan pouffiasse, tu savais bien que tu ne devais pas arrêter la piscine. Boudin."
Après une lutte acharnée, d'essayages de 129 tailles différentes, d'hésitations de 3h chacune, de calculs tortueux, de pronostic vital, d'estimation qualitative, d'acrobaties inédites pour tenter de voir son popotin, et de 4 tours de centre-ville ENFIN, un jean a trouvé grâce à mes yeux. Mais jamais il ne pourra remplacer son brillant prédécesseur, jamais il ne sera à sa hauteur.

Je n'ai toujours pas fait le deuil de MON slim noir fétiche, il me faudra du temps, mais je crois qu'il est mieux pour nous de s'arrêter là. Il restera proprement rangé dans ma penderie, et sera de temps à autre, mon compagnon des dimanches cra-cra sur le canapé.

Sur ce, je vous laisse méditer sur cet article d'une profondeur rarement atteinte, pour me recueillir sur la funeste dépouille de celui qui a aimé mes fesses comme jamais personne ne l'avait fait.

Et vous ? Des pièces fétiches ?


POUTOUS

2 commentaires:

  1. Une minute de silence pour ton jeans: silencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilencesilence
    (J'ai fait un copié-collé, j'admets)
    Je n'ai pas encore trouvé le mien, de celui qui ne fera pas de plis hideux à la braguette, mais celui que je porte n'est pas loin du compte. Je comprends ta douleur!

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  2. Ahhh je compatis, une fois que l'on a trouvé son jean fétiche, impossible de s'en séparer ! J'avais trouvé le mien et il y a quelques mois ... il nous a quitté. Le temps et les lavages répétés ont eu raison de lui ... Sniff ... Je n'ai pas encore fait mon deuil

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